Le Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec


A nos lecteurs


Dans l'épître adressée par M. Viennet à l'Académie française et lue dans la séance solennelle de cette année, on trouve les vers suivants, où l'honorable académicien, poussé par nous ne savons quel sentiment irréfléchi, cherche à flétrir des hommes dont la plupart lui sont inconnus, en traitant de pratiques frivoles et ridicules des phénomènes très réels, très apparents, nous osons même dire très naturels, et que, sans nul doute, il n'a jamais observés.

De plus tristes objets tenteraient mon courroux,
Si l'âge et la chaleur ne me rendaient plus doux.
Que ne dirais-je pas de l'étrange folie
D'un peuple d'esprits forts qui croit à la magie,
Qui, poursuivant partout les superstitions,
Fait au nom du progrès des révolutions,
Et prend au sérieux les visions cornues
Du premier charlatan qui lui tombe des nues!
J'ai vu mille insensés, l’œil tendu vers leurs mains.
D'une table tournante attendre leurs destins,
Écouter en tremblant si la table est frappée
Par quelque âme invisible à la tombe échappée.

Cette sortie aussi regrettable qu'inconsidérée a motivé, de notre part, la réponse suivante, expression de notre conviction profonde, que nous soumettons sans crainte à l'appréciation des hommes sérieux.

 

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