Les différentes formes de la médiumnité
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Le don de médiumnité est aussi ancien que le monde. Les
prophètes étaient des médiums, les mystères
d'Eleusis [1] étaient fondés sur la
médiumnité.
Le corollaire de cette faculté c'est que si les Esprits n'existaient
pas, il n'y aurait aucune sorte de médiumnité, qu'il ne
faut pas confondre avec l'animisme donc nous parlerons plus tard.
Les Esprits, comme le dit clairement Allan Kardec, n'étant autre
chose que les âmes ayant vécu sur la Terre, il faut admettre,
sinon constater, que ces âmes sont partout.
Le Spiritisme a démontré que ces âmes existent et
peuvent se communiquer par l'intermédiaire de personnes incarnées
ayant la faculté médiumnique, mais sur ce point, Suzanne
Misset Hopes écrivait à juste titre:
"Le Spiritisme a défriché
pas à pas le domaine si longtemps mystérieux de l'âme
et de l'Au-delà dont les réalités transcendantes
ne furent jamais communiquées aux foules qu'à travers
des notions incompréhensibles générant la superstition
et toutes ses inconséquences, il ne peut encore être indemne
de ces "à-côtés" humains, de ces faiblesses,
de ces excès, de ces abus que l'on rencontre particulièrement
chez ceux qui ne viennent au Spiritisme que dans le but d'exploiter
matériellement ses applications médiumniques sans se soucier
de la splendide philosophie spirituelle qui en émane. Ce sont
là des imperfections qui ne peuvent être mises en parallèle
avec les incontestables bienfaits du Spiritisme qui répond aux
plus émouvantes aspirations humaines et qui solutionne logiquement
les plus graves problèmes que posent les aléas de la vie
sur Terre et la peur de la mort".
La médiumnité a plusieurs aspects dans ses effets, cependant
la cause est la même. Il faut souligner comme indispensables deux
facteurs déterminants hors desquels il ne saurait être
question d'expérimenter valablement et sérieusement ;
ceci d'ailleurs au niveau de n'importe quelle forme de médiumnité.
- PREMIER FACTEUR NATUREL:
La médiumnité consistant à fournir à l'Au-delà
des instruments de transmission pour se communiquer aux humains, il
ne saurait être question qu'un médium soit l'instrument
de n'importe qui, au service de n'importe quoi, et par là nous
entendons, de par la science spirite, définir le véritable
rôle de la médiumnité.
- DEUXIEME FACTEUR MORAL INDISPENSABLE:
L'expérience nous fait dire que "Tout
être pour qui donner est une joie est, sous une forme consciente
ou inconsciente médium d'une valeur sûre."
D'une manière générale du reste, tout être
est plus ou moins médium naturellement, ce qui éclaire
ce qu'avait observé André Malraux en disant : "L'homme
s'est plus souvent lié à l'Au-delà qu'il croit
connaître, qu'à celui qu'il sait ignorer. "
Tous les êtres possèdent, même les animaux, des
corps susceptibles d'échanges. Biologistes, chimistes, savants,
chercheurs, penseurs, poètes, musiciens, prodiges, mécaniciens,
etc. jusqu'aux plus humbles parmi nous possèdent souvent des
facultés médiumniques.
L'Esprit Symbole nous dit que le médium, avant de s'incarner,
a accepté de servir d'intermédiaire entre les deux plans.
Il s'organise donc d'une façon toute spéciale afin de
pouvoir faire des emprunts fluidiques, plasmiques, psychiques ou physiques,
sans que son équilibre vital soit rompu.
A lui donc d'accuser plus profondément les points de contacts
neuronaux, rachidiens, vasculaires devant canaliser les afflux énergétiques
des désincarnés.
On retrouve ce symbole de la médiumnité sous la forme
d'antenne sur le front de Moïse, des Pharaons, de Bouddha.
Allan Kardec nous instruit à ce sujet en expliquant aussi que
la médiumnité n'a qu'un rôle unique et supérieur,
c'est celui d'être au service de l'évolution des hommes,
c'est-à-dire au service de la connaissance, au service du bien,
au service de Dieu.
Symbole fait aussi remarquer que "sans arrêt,
toujours sur l'être humain, l'invisible se penche, guidant le
labeur et l'effort sur les problèmes les plus abstraits, les
plus ardus, les plus divers car l'homme halète impuissant à
trouver ; il cherche, s'extériorise en désir et revient
radieux parce que le doigt blanc de l'invisible a écrit sur son
front en lumineux caractères la solution si ardemment attendue".
Le corollaire du premier facteur que nous avons cité c'est que
les Esprits ont suscité des médiums innombrables dans
tous les milieux, au sein des classes et des partis les plus opposés
et jusqu'au fond des sanctuaires. De nombreux prêtres ont reçu
des instructions et les ont propagées sous le couvert de l'anonymat,
comme par exemple au siècle dernier, l'abbé Alimigna,
l'abbé Alba, le Père Marchand, auteur du livre "L'Esprit
consolateur", le Père Didon qui dans ses lettres éditées
par la librairie Plon écrivit : "Je
crois à l'influence que les morts et les saints exercent sur
nous. Je vis en communion profonde avec ces invisibles et j'expérimente
avec délices les bienfaits de leur secret voisinage. "
La médiumnité, dans son véritable contexte, est
une faculté due à l'organisation de l'individu qui le
sensibilise aux influences du monde spirituel. Tout vrai médium,
en conséquence, est celui qui sait garder une maîtrise
sur lui-même par une perpétuelle action en vue de son élévation
morale et son esprit critique. Il doit rester juge et conscient. La
médiumnité n'est pas la mise en veilleuse de la personnalité
au profit d'une autre. Si le médium est un canal il ne saurait
pour autant se prêter à un dépouillement total ou
à une diminution de sa personnalité, ce que les Romains
appelait le "diminutio capitis ".
Néanmoins, la sensibilité inhérente aux facultés
médiumniques demande que, dans les groupes, les médiums
se sentent soutenus entre les deux contacts.
C'est cette sensibilité qui fait que chez certaines personnes,
lorsqu'elles ont atteint une acuité particulière, les
rend aptes à provoquer les phénomènes remarquables
du Spiritisme, phénomènes qui sont amplement décrits
et expliqués dans les ouvrages spirites, notamment " Le
livre des Esprits " et "le livre des médiums ".
La psychographie est une médiumnité qui a donné
des chefs-d'uvre. On peut dire qu'Allan Kardec produisait une
variante de la médiumnité par psychographie, doublée
d'une médiumnité intuitive et intellectuelle.
Jeanne Laval avait, entre autres facultés, celle de médium
psychographe. Léon Denis était un médium intuitif
inspiré, qui se complétait par une écriture semi-automatique.
Ces médiums que je viens de citer ont eu pour mission d'assigner
au Spiritisme son véritable caractère, en nous fournissant
la preuve de l'immortalité de l'âme. Allan Kardec n'avait
rien de commun avec ces visionnaires exaltés qui se paient de
phrases sonores, de mots creux, au style pompeux, se piquant d'occultisme.
C'était un esprit large, calme, lucide, observateur. Sa parole
était celle de notre culture et du génie latin, correcte,
grave, éloquente, sa logique serrée et son raisonnement
méthodique faisaient qu'il captivait par la sagesse de sa raison,
l'élévation des sentiments et surtout l'incorruptibilité
de sa vie. Léon Denis, Gabriel Delanne avaient un charisme qui
n'était pas usurpé, car c'étaient des êtres
qui catalysaient le désir de se perfectionner.
Mais il y a en tout des ombres et des lumières, c'est pour cela
qu'Allan Kardec nous enseigne qu'il ne faut pas provoquer les phénomènes
médiumniques. Attendez-les ! c'est le distinguo qu'il fait lorsqu'il
souligne la différence fondamentale entre l'invocation et l'évocation.
Il souligne aussi que si un médium n'est pas équilibré,
s'il désire trop obtenir, il n'obtiendra souvent que de l'autosuggestion,
proche de l'animisme, sans aucun intérêt ni pour lui ni
pour personne.
Evoquer et invoquer ne sont pas synonymes quoique ayant la même
racine.
Invocation signifie appeler dans soi ou à son secours une puissance
supérieure ou surnaturelle. On invoque Dieu dans sa prière.
Toute prière est une invocation. L'invocation est dans la pensée.
L'être auquel on s'adresse vous entend dans l'évocation,
il sort du lieu où il était pour venir à vous et
manifester sa présence. Moïse défendait à
juste titre d'évoquer les âmes des défunts.
Le 22ème chapitre du IIème Livre des Rois parle de l'évocation
de l'ombre de Samuel par la Pythonisse.
Pour circonscrire la médiumnité, on a entendu d'autres
mots dans d'autres nomenclatures ; dans celles des métapsychistes
de l'école de Charles Richet, par exemple, la médiumnité
est désignée sous deux aspects : Métapsychique
subjective et métapsychique objective.
La parapsychologie actuelle utilise une autre terminologie : Phénomènes
subjectifs ou mentaux "psygamma" et phénomènes
objectifs ou effets physiques "Psykappa".
En voulant compliquer par un langage scientifique, embrouillé,
on veut dire la même chose, avec le même objectif qu'Allan
Kardec, pour parler de la même chose.
Par souci méthodologique, Allan Kardec a divisé en deux
grandes catégories les différences médiumnités
sans pour cela en faire une liste exhaustive. Allan Kardec a, à
juste titre, distingué
- LES MEDIUMS A EFFETS PHYSIQUES
sont ceux qui provoquent les matérialisations, les coups frappés,
le déplacement d'objets, la torsion des
métaux, le jeu de certains instruments sans contact, les apports,
les dématérialisations. Ils servent d'instruments aux
Esprits pour l'apport d'objets matériels, on les dénomment
aussi médiums moteurs et à translation ; certains parmi
eux lévitent.
J'ouvre ici une parenthèse sur le fait que certains médiums
n'ont pu travailler que dans l'obscurité. Cela tient plutôt
à des conditions ambiantes qu'à la nature du médium
ou des Esprits. La plupart de nos jours échappent à cette
influence du milieu et exercent un pleine lumière, ce qui empêche
toute espèce de jonglerie ou de tricherie.
- LES MEDIUMS
SENSITIFS sont ceux qui sentent à chaque instant
la présence d'entités spirituelles et discernent leur
valeur morale.
- LES MEDIUMS INCONSCIENTS
sont ceux qui à leur insu provoquent des phénomènes
spontanés ou parlent sans se rendre compte qu'il s'agit d'un
Esprit qui se communique.
- LES MÉDIUMS PNEUMATOGRAPHES,
[2] comme le fut le médium anglais
Slade, sont ceux qui obtiennent l'écriture directe. C'est un
phénomène rare, parce que très facile à
imiter par la jonglerie.
Il y a ici un distinguo à faire entre l'écriture directe
et l'écriture automatique ou psychographique, bien que dans
cette forme de médiumnité, il existe plusieurs variantes.
Les effets intelligents, comme le signale Allan Kardec à la
page 227 du "livre des Esprits ", sont ceux pour lesquels
l'Esprit se sert de matériaux cérébraux du médium,
ce qui n'est pas le cas dans l'écriture directe ; l'action
du médium est ici toute matérielle, tandis que chez
le médium psychographe, même complètement mécanique,
le cerveau joue toujours un rôle actif en tant qu'organe de
transmission.
Ce n'est pas le cerveau qui secrète la pensée car cela
équivaudrait à dire que l'horloge secrète l'heure
ou l'idée du temps. Le cerveau et l'horloge sont deux mécanismes,
l'un biologique, l'autre inerte.
LA PSYCHOGRAPHIE
Le dernier roman de Charles Dickens, romancier anglais,
auteur du célèbre David Copperfield.
James, un jeune mécanicien né à Boston entre à
13 ans en apprentissage. Il assiste en 1872 à une réunion
spirite au cours de laquelle il reçoit une communication par
écriture automatique signée Charles Dickens. Ce dernier
lui demande de lui servir d'intermédiaire pour terminer le roman
qu'il avait laissé inachevé à sa mort. Dickens
décéda en 1870 et il s'agissait d'achever son roman "le
mystère d'Edwin Drood ".
En 8 mois, de décembre 1872 à juillet 1873, le jeune mécanicien,
en dehors de son travail professionnel, réussit à écrire
un manuscrit de 1200 feuillets représentant un volume de 400
pages.
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L'INTERVENTION DU DANTE
Ce phénomène est rapporté par Boccace dans sa Vie
du Dante. Après la désincarnation du poète, ses
fils et ses disciples cherchèrent en vain les treize derniers
chants de la Divine Comédie.
Ces derniers restant introuvables, Jacques et Pierre, ses deux fils,
tous deux également poètes, tentèrent d'achever
l'uvre paternelle. Jacques se découragea. Une nuit, son
père, Dante, lui apparut en songe et lui montra que les treize
derniers chants se trouvaient cachés sous une natte clouée
au mur dans la chambre où il était mort. On souleva la
natte où l'on trouva ce que l'Esprit de Dante avait annoncé.
C'est ainsi que la Divine Comédie a pu parvenir complète
jusqu'à nous.
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Pour ce qui concerne les médiums psychographes, c'est-à-dire
ceux qui ont la faculté d'écrire eux-mêmes sous
l'influence des Esprits comme le furent Allan Kardec, Léon Denis,
Gabriel Delanne et tant d'autres comme Jeanne Laval, Chico Xavier au
Brésil, démontrent l'intelligence invisible qui se manifeste
par le moyen de la psychographie.
Eugène Nus [3] dans son livre Choses de l'autre monde
demanda aux Esprits de formuler des définitions en phrases de
douze mots. "Je défie, dit-il, de formuler brusquement,
instantanément, sans préparation, sans réflexion,
des définitions circonscrites en douze mots" :
INFINI
Abstraction purement idéale, au-dessus et au-dessous de
ce que conçoivent les sens.
PHYSIQUE
Connaissance de forces matérielles que produise la vie
et l'organisme des mondes.
CHIMIE
Etude des diverses propriétés de la matière allant
du simple au compliqué.
MATHEMATIQUE
Propriété des forces et des nombres, découlant
des lois de l'ordre universel.
HARMONIE
Equilibre parfait du tout avec les parties et des parties entre elles.
THEOLOGIE
Dissertation des dogmes fondamentaux sur lesquels repose la conception
d'une religion humaine.
FORCE DIVINE
Force universelle qui relie les mondes et embrasse toutes les autres
forces.
COEUR
Spontanéité du sentiment dans les actes, dans les idées,
dans leur expression.
ESPRIT
Luxe de la pensée, coquetterie harmonieuse des rapports,
des comparaisons, des analogies.
IMAGINATION
Source des désirs, idéalisation du réel par un
juste sentiment du beau.
- LES MEDIUMS A INCORPORATION INDIRECTE
sont ceux dont les Esprits utilisent l'instrument corporel de l'extérieur,
c'est-à-dire qu'ils utilisent le périsprit du médium
qui, bien que dégagé, conserve des liens vitaux avec
les centres nerveux de son corps. C'est une sorte d'incorporation
indirecte. L'Esprit transforme ses pensées en paroles, c'est
pour cela que les médiums à incorporation indirecte
doivent posséder une solide instruction et un confortable bagage
de connaissances qui feront du périsprit utilisé un
relais, un instrument de retransmission de la pensée des Esprits
aussi fidèle que possible. Dans cet ordre d'idées, on
peut comparer l'Esprit à un musicien qui jouerait une uvre
musicale soit en se servant d'un instrument perfectionné donc
capable de rendre parfaitement toutes les nuances de la sensibilité,
soit en se servant d'un instrument rudimentaire qui ne peut former
que quelques notes. C'est ainsi que dans ce genre d'incorporation,
l'on retrouve souvent les mots favoris du médium, et cela est
normal puisque la communication passe par son bagage intellectuel.
- LES MEDIUMS A INCORPORATION DIRECTE.
Pour bien comprendre le problème de l'incorporation, il faut
considérer que l'homme dans la vie terrestre est avant tout
un Esprit qui utilise un élément organique pour communiquer
avec ses semblables. Donc le principe de l'incorporation réside
dans le fait que l'esprit du médium, momentanément dégagé
de son corps, va permettre à un autre Esprit du monde spirite
d'utiliser cet organisme pour ainsi dire à demi ou au trois
quart selon les cas, afin de se communiquer aux humains.
Il faut bien penser que chaque médium constitue dans les détails
un cas particulier.
L'incorporation est celle que les Esprits préfèrent et
qu'ils emploient lorsque cela est possible. L'Esprit communicant dégage
avec toutes les précautions adéquates l'esprit du médium
de son corps. C'est-à-dire qu'il prend directement possession
des centres nerveux de l'organisme avec son propre périsprit.
De ce fait pour communiquer sa pensée, l'Esprit communiquant
n'a plus besoin d'utiliser le bagage intellectuel du médium,
donc n'est plus tributaire d'une insuffisance de moyens d'expression
toujours possible. Il est impératif si l'on veut éviter
de graves accidents, de laisser agir les Esprits-guides sur le médium,
en s'abstenant de toute intervention magnétique humaine.
- LES MEDIUMS MAGNETISEURS ET GUERISSEURS
sont ceux qui peuvent guérir ou soulager par l'imposition ou
la prière. A noter que cette
faculté n'est pas essentiellement médiumnique, elle
appartient à tous les vrais croyants, qu'ils soient médiums
ou non, elle n'est très souvent qu'une exaltation de la puissance
magnétique fortifiée en cas de besoin par les bons Esprits
qui font un apport du fluide vital universel.
Certains médiums guérisseurs sont assistés par
des Esprits ayant pratiqué la médecine sur Terre d'où
la troublante exactitude de leur diagnostic et des
remèdes de phytothérapie qu'ils préconisent. Ils
sont à la fois médiums guérisseurs confirmés
et magnétiseurs, mais il existe également des magnétiseurs
sans action spirituelle et qui ne sont pas médiums pour autant.
- LES MEDIUMS FORMATEURS.
Ces médiums développent chez leurs frères toutes
sortes de médiumnité notamment la psychographie, l'incorporation,
la clairvoyance, la double vue, etc. Ils sont assistés par
des Esprits instructeurs, et possèdent un quotient de magnétisme
biologique assez élevé ainsi qu'une solide connaissance
du monde spirituel. Beaucoup d'entre eux voient les Esprits- guides
ou familiers qui accompagnent les humains.
- LES MEDIUMS AUDITIFS sont
ceux qui par définition, entendent les Esprits, mais il y en
a beaucoup qui disent entendre ce qui n'est que dans leur imagination.
- LES MEDIUMS PARLANTS sont
ceux qui parlent sous l'influence des Esprits. Ils sont très
nombreux, nous dirons que ce sont les plus répandus. Parmi
eux, se placent les médiums orateurs, les médiums inspirés
ou à pressentiments, ceux auxquels des pensées sont
suggérées le plus souvent à leur insu à
chaque acte de leur vie. Ils ont l'intuition des choses du futur.
On en retrouve chez les médiums à semi-incorporation.
Ils possèdent aussi le don de prophétie lorsqu'ils reçoivent,
pour ce faire, la permission divine de révéler des choses
d'intérêt général qu'ils sont chargés
de faire connaître aux hommes pour leur instruction.
L'Esprit de Vérité par exemple s'est servi d'Allan Kardec
pour annoncer ce qu'il a appelé la 3ème Révélation.
- LES MEDIUMS VOYANTS que
l'on confond souvent avec les médiums clairvoyants. Les médiums
voyants voient les Esprits et les décrivent tels qu'ils étaient
de leur vivant et les identifient. C'est une faculté qui s'oppose
à l'état actuel des organes de la vue qui sont limités.
Les médiums clairvoyants ont une faculté inhérente
à la nature même de l'âme ou de l'esprit. On dénomme
lucidité la faculté de clairvoyance de certains somnambules
ou cette lucidité plus ou moins développée selon
la capacité de son esprit à se dégager momentanément
de son corps physique. Telle est la cause de la vue à distance
où le médium se voit à l'endroit même qu'on
lui fait observer, fut-il à des centaines de kilomètres,
car si le corps n'y est pas, l'esprit y est en réalité.
Si l'on voulait utiliser une image on pourrait dire que le clairvoyant
voit par la lumière de l'âme. Le mot lucidité
conviendrait mieux dans ce cas que le mot clairvoyance.
- LES MEDIUMS DANS LA PEINTURE
ET LA LITTERATURE. Des médiums qui peignent ou qui dessinent,
il ne faut retenir que les faits sérieux, car on ne saurait
donner ce nom à certains médiums auxquels les Esprits
moqueurs font faire des choses grotesques que désavouerait
le dernier écolier. En France, nous avons l'avantage d'avoir
eu un médium-peintre comme Augustin Lesage, pour parler d'un
véritable médium peintre, et qui confirme le rôle
d'intermédiaire dévolu au médium entre le monde
des vivants et le monde spirite codifié par Allan Kardec.
Nous avons eu en France la visite du peintre-médium Gasparetto,
brésilien ; chez ce peintre on a pu observer qu'il pouvait réaliser
simultanément deux peintures différentes, des deux mains.
Il y a aussi Anne-Marie Martin et en Angleterre Matthew Manning, également
Nicomède Gomez, espagnol, qui vécut longtemps en France,
et dont les tableaux sont très beaux, bien que relevant d'une
nature plus ésotérique. Des peintres comme Raphaël,
Michel-Ange, Botticelli ont eu des médiumnités géniales
comme les grands inspirés...
DANS LA LITTERATURE :
Goethe a puisé dans une large mesure aux sources de l'invisible.
Le Faust est une uvre médiumnique et symbolique au premier
chef. Le poète épique allemand Klopstock (1748-1773) dans
sa Messiade en vingt chants a laissé passer le souffle de l'Au-delà.
Goethe affirmait :
"Je courais quelquefois à mon pupitre
sans prendre la peine de redresser une feuille de papier qui était
de travers, et j'écrivais ma pièce depuis le commencement
jusqu'à la fin en biais, sans bouger. A cet effet, je saisissais
de préférence un crayon, qui se prête mieux à
tracer des caractères, car il m'était quelquefois arrivé
d'être réveillé de ma poésie somnambule par
le cri et le crachement de ma plume, de devenir distrait et d'étouffer
à sa naissance une petite production. "
Alfred de Musset avait des visions,
des apparitions et entendait des voix. Georges Sand témoigne
que ce poète s'entransait avec la plus grande facilité.
Roger Bacon dans son uvre
"Le docteur admirable" décrit toutes les
grandes inventions de notre temps.
Swedenborg, philosophe suédois
a eu la vision à près de 200 km d'où il se trouvait
de l'incendie de Stockholm.
Chateaubriand et sa sur Lucile
doivent être considérés comme des
médiums inspirés.
Balzac, notamment dans son roman
"Séraphita" a touché à tous les problèmes
de la vie de l'invisible. C'était non seulement un profond observateur,
mais aussi un médium inspiré dans l'acception la plus
haute du mot.
Edgar Quinet eut les mêmes
intuitions géniales. Des critiques littéraires ont dit
de lui qu'il "avait les yeux fixés sur le monde invisible,
en même temps que le monde visible l'enchantait. "
Lamartine, "Jocelyn",
"la chute d'un ange" sont des uvres d'inspiration médiumnique.
Il écrira à son ami Arles-Dufour ces mots : "Je parle
à des hommes de chair et d'os le pur langage des Esprits. "
Michelet est souvent sous l'emprise
de quelque chose de transcendant. En parlant de son histoire de La Révolution,
il dira : "Jamais depuis ma Pucelle d'Orléans, je n'avais
eu un tel rayon d'en haut, une si lumineuse échappée du
ciel... "
Victor Hugo, inspiré, porte
parole de l'invisible. N'a-t-il pas dit : "Dieu se manifeste à
travers la pensée de l'homme", "Le poète est
prêtre". Dans "Miettes de l'histoire", les vers
qu'il adressait à Molière sont à l'image de ses
prodigieuses facultés pour l'écriture. Il a écrit
: "Les morts sont des vivants mêlés à nos combats,
et nous sentons passer leurs flèches invisibles". Sur la
tombe d'Emilie de Putron, il prononçait ces paroles, restées
célèbres : "Les morts sont les invisibles, mais ils
ne sont pas les absents". Léon Denis écrit en parlant
de Victor Hugo : "L'au-delà répandait sur lui ses
radiations et ses harmonies. "
Beaucoup d'auteurs célèbres ont été médiums
sans le savoir, d'autres en ont eu conscience, tous n'ont pas cette
franchise et préfèrent laisser croire à leurs mérites
personnels ; mais en général les grands génies
reconnaissent volontiers qu'ils sont dirigés par des intelligences
supérieures.
LES GRANDS MUSICIENS, les princes
de l'harmonie sont aussi sous l'influence de la médiumnité.
Non seulement par la précocité de quelques-uns, de Mozart
par exemple, qui atteste le principe de la réincarnation, mais
aussi dans la vie des compositeurs célèbres où
l'on observe des phénomènes médiumniques.
Mozart et Beethoven
ont rendu hommage et témoignage aux Esprits qui inspiraient leur
génie. On pourrait en dire autant de Haendel,
Gluck, etc... Chopin
avait des visions. Ses plus belles compositions, sa Marche funèbre,
ses Nocturnes, furent écrites dans un état médiumnique.
Toute l'uvre de Wagner repose
sur un fond de spiritualité. Cela est exprimé dans les
paroles de Lohengrin, du Tannhauser et de Parsfial.
Les hommes illustres ont été, pour la plupart, des médiums,
c'est à leur réveil, le plus souvent, qu'ils ont composé
leurs uvres. Dante appelait
le matin "l'heure divine" parce que c'est celle où
l'on exprime les inspirations de la nuit. Les anciens connaissaient
cette initiation ; ils disaient "Le jour est aux hommes, la nuit
appartient à Dieu".
François d'Assise fut souvent
plongé dans l'extase comme Thérèse d'Avila pour
avoir assistés à des concerts célestes c'est-à-dire
l'orchestre de l'infini des mondes. Le Requiem de Mozart
n'a pas d'autre origine.
Les grands orateurs comme Bossuet,
Fénelon, Jean
Jaurès, les grands philosophes comme Bergson
[4], Gabriel Marcel
[5], Péguy,
Claudel sont des médiums
inspirés. Ne voit-on pas là l'influence d'en haut dans
cette puissance de la parole et de la pensée ? Qui arrive à
soulever les foules comme le vent soulève les flots de la mer
? C'est ce que Cicéron appelait
"le fleuve du discours". Ces êtres d'exception ont marqué
des générations entières. Quant à Socrate
et Platon, nul aujourd'hui ne saurait
contester leur rôle d'Esprits instructeurs dans la sublimité
de leurs enseignements.
Léon Bloy, auteur d'un roman
"Le désespéré" en 1886 ne cesse de fulminer
contre ceux qu'il juge responsables de la conspiration du silence. Cette
voix pourtant est celle d'un prophète. Il dénonce l'usage
que font les riches de leur argent et glorifie les pauvres et les affamés.
Il est le témoin de l'invisible, il pense que le Christianisme
est la forme suprême de la révolte contre le mal sous toutes
ses formes. Il se désincarna en 1919. Il est de la race d'écrivains
modernes qui retrouve son accomplissement dans la pensée christique.
De nos jours, nous pouvons citer un médium écrivain inspiré
comme Claude Tresmontant, auteur
de :
- L'enseignement de Ieschoua de Nazareth.
- Le problème de l'âme.
- Le problème de la Révélation.
- Comment se pose aujourd'hui le problème de l'existence de
Dieu ?
L'Eglise admet que parmi ses auteurs sacrés, les uns sont directement
inspirés, comme les prophètes, les autres simplement assistés.
L'Eglise a été spirite pendant les trois premiers siècles.
Les Epîtres de Paul et le livre des Actes des Apôtres sont
des manuels classiques de la médiumnité. La vie des saints
déborde de la sève médiumnique dans l'Eglise primitive.
Les conseils de Paul aux Corinthiens sont des recommandations d'un chef
de groupe à ses initiés.
Thomas d'Aquin dit avoir commenté
ses Epîtres sous la dictée de l'apôtre Paul. Il conversait
avec un personnage invisible ; la nuit, sa cellule s'illuminait.
Pascal, Descartes
titrent de grands inspirés. C'est notamment à la philosophie
cartésienne, née d'une sorte de révélation,
que nous devons l'émancipation de la pensée moderne, l'affranchissement
de l'esprit humain emprisonné depuis des siècles dans
la forteresse scolastique.
Le phénomène de la médiumnité a rempli
tous les âges, il n'a jamais cessé de guider l'humanité
dans le terrestre pèlerinage. Toutes les grandes uvres
sont filles de l'Au-delà.
Tout ce qui a révolutionné le monde de la pensée,
amené un progrès intellectuel et moral est né d'un
souffle inspirateur. Allan Kardec a été un grand inspiré
dont les foyers innombrables s'allument sur toute la Terre.
**********
Y a-t-il des écueils dans la médiumnité
?
Comment l'exercer et dans quelles conditions
?
Telles sont maintenant les réponses à ces questions qui
concluront cet
exposé.
Ce serait une erreur de croire qu'il faut être médium
pour attirer à soi les êtres du monde invisible. L'espace
en est peuplé, nous en avons sans cesse autour de nous, à
nos côtés, qui nous voient, nous observent, se mêlent
à nos réunions, qui nous suivent ou nous fuient selon
que nous les attirons ou les repoussons.
La faculté médiumnique n'est qu'un moyen de communication.
Dès lors on comprendra aisément que nous devons être
entourés de ceux qui ont de l'affinité pour notre propre
esprit, selon qu'il est élevé ou dégradé.
On peut dire que de même qu'il n'y a de véritable spirite
que celui qui sait comprendre le Spiritisme, il n'y a de bon médium
que celui qui sait comprendre le sens moral de la médiumnité.
En effet l'observation et l'étude du monde invisible exigent
beaucoup de patience, de persévérance, de sagesse, d'autant
que nous abordons un monde où nos sens conventionnels sont inopérants,
ce qui veut dire que là plus qu'ailleurs nous devons faire intervenir
le maximum de prudence, d'esprit analytique, de jugement, de discernement,
avec comme condition majeure et rigoureuse d'expérimentation,
la moralité des participants visibles ou invisibles.
Donc sachant à quoi nous en tenir sur la nature hétérogène
de ce monde spirituel qui entoure notre planète, il va de soi
qu'il faille par mesure de prudence, de sécurité et de
vérité, y opérer une sévère sélection
afin d'éloigner les Esprits pervers, menteurs, amuseurs, obsesseurs,
donc dangereux, et d'attirer autour de nous les seuls Esprits tolérables
en tant que forces directionnelles que sont les Esprits instructeurs
et supérieurs, c'est-à-dire ceux qui sont capables et
habilités à nous guider, pour nous protéger et
nous enseigner avec vérité cette science de la médiumnité
par la connaissance du Spiritisme.
La médiumnité a des écueils, comme le Spiritisme
mal compris, mais la faute n'incombe pas ni à l'une ni à
l'autre, mais à l'usage que l'on en fait ; la faute en incombe
à l'être humain qui ne veut ou ne sait pas se placer dans
les conditions requises, soit par ignorance, soit par manque de raison,
mais toujours par manque de moralité. Afin d'éviter tous
les écueils, tous les dangers que comporte une expérience
médiumnique anarchique, il faut opérer une sélection
de présence et d'influence dans ce monde spirituel qui nous côtoie
et nous interfère, afin de n'avoir autour de nous et en tutelle
que de bons Esprits, c'est-à-dire ceux dont l'étendue
des connaissances morales et scientifiques dont nous sommes avides,
n'a d'égales que leur haute moralité, la perfection de
leurs sentiments, le degré de leur élévation spirituelle.
Voilà le premier écueil, la
difficulté majeure ?
En effet, cette sélection, cet entourage, cette tutelle, donc
cette protection, cette garantie de vérité des enseignements
conforme à la bonne marche de notre évolution, tout cela
procède de la grande loi d'attraction et d'affinité qui
régit les rapports spirituels au même titre qu'elle régit
le monde matériel.
Les liens qui nous unissent à d'autres personnes sur Terre sont
toujours déterminés par des affinités de caractère,
de goûts, de pensées, de courants sympathiques ; il en
est de même vis-à-vis de ceux du monde spirituel.
Si nous sommes des orgueilleux, des égoïstes, des vindicatifs,
des sensuels, des esprits vénaux, si notre esprit peu sérieux
n'a de critique que dans un sens matériel, nous aurons fatalement
autour de nous des Esprits qui nous ressemblent et que rien n'empêchera
de nous précipiter dans l'erreur et dans l'impasse.
Si au contraire nous faisons partie des gens sérieux, si notre
nature nous porte au bien, au beau, au juste, au généreux,
si nous sommes réfléchis, sobres, pondérés,
si nos efforts tendent à la recherche de la vérité,
de la justice, de l'amélioration de soi-même, par affinité
de pensées, de travaux, de désirs, de discussions, d'état
d'esprit, nous attirerons dans notre entourage des Esprits de bien et
évolués. Les autres s'éloigneront, ne trouvant
rien auprès de nous qui les attire, les intéresse et leur
donne libre accès
Autrement dit et tant pis pour notre amour propre, notre rôle
humain dans l'expérimentation spirite est tout au plus un rôle
d'humble collaboration. La direction effective de comprendre le souci
constant que doit avoir un médium quant à l'environnement
spirituel qui doit être le sien.
Dans une telle ambiance créée à partir de notre
élévation de pensée vers Dieu, à partir
de ces pensées d'amour mutuel de fraternité, de confiance
réciproque, d'humilité, qui émanent des Esprits
humains et qui par résonance attirent et permettent la présence,
l'intervention et l'action des Esprits supérieurs, dans une telle
ambiance, qui est un véritable bain de jouvence, combien l'on
reçoit de calme, de force, d'enseignements ! Combien l'on ressent
cet allégement, cet apaisement, ce bien-être inexprimable
qui sont la preuve physique d'un bon entourage, d'un milieu fluidique
sain, et combien dans une telle ambiance les médiumnités
se révèlent et se développent harmonieusement.
C'est ce que nous faisons à l'UNION SPIRITE FRANCAISE ET FRANCOPHONE
dans notre mission de créer à travers notre pays des groupes
et de développer des médiumnités bonnes, sérieuses,
au service de la souffrance et du désespoir.
L'évolution morale des médiums ne peut qu'attirer les
Esprits de qualité. Les qualités majeures pour ce faire
sont : La bonté, la bienveillance, la simplicité du cur,
l'amour du prochain, le détachement équilibré des
choses matérielles.
Les défauts qui attirent le bas astral et par conséquent
ouvrent la porte aux Esprits inférieurs sont : L'orgueil, l'égoïsme,
l'envie, la jalousie, la haine, la cupidité, la sensualité,
la vénalité et la luxure ainsi que toutes les passions
par lesquelles l'homme s'attache à la matière.
Mais s'il est avec l'orgueil une autre grave erreur en matière
de médiumnité, c'est bien la médiumnité
payante. Voyons ce passage extrait de l'Evangile selon le Spiritisme
d'Allan Kardec :
"C'est ce trafic dégénéré
en abus, exploité par le charlatanisme, l'ignorance, la crédulité
et la superstition qui a motivé la défense de Moïse.
Le Spiritisme moderne, comprenant le côté sérieux
de la chose, par le discrédit qu'il a jeté sur cette exploitation,
a élevé la médiumnité au rang de mission.
"
"Que celui donc qui n'a pas de quoi vivre
cherche des ressources ailleurs que dans la médiumnité
; qu'il n'y consacre, s'il le faut, que le temps dont il peut disposer
matériellement Les Esprits lui tiendront compte de son dévouement
et de ses sacrifices, tandis qu'ils se retirent de ceux qui espèrent
s'en faire un marchepied ".
Pour conclure, étant moi-même médium, je dirais
avec force et conviction, par expérience, que tout médium
doit servir les enseignements divins, à l'exemple du maître
de Galilée, c'est-à-dire servir la vérité,
la morale et à la diffusion des lois universelles. Servir au
soulagement de la souffrance qu'elle soit de ce monde ou de l'autre,
telle est la merveilleuse et parfois dure mission du vrai médium.
Pour bien se préparer à cette mission et pour bien la
remplir, il faut que le médium soit humble, qu'il travaille opiniâtrement
à son évolution morale, qu'il soit animé d'une
foi inébranlable en Dieu, qu'il s'en remette à sa seule
volonté.
Que tout son effort se concentre sur ces quelques points. Alors tout
ira bien car le reste, c'est-à-dire l'utilisation de lui-même
n'est pas son affaire, mais celle de l'Au-delà.
"Le Spiritisme, disait Flaubert, pose en
dogme l'amélioration fatale de notre espèce" C'est
la raison pour laquelle il met l'accent sur un fait essentiel c'est
que nul ne peut évoluer s'il ne travaille au salut de ses frères."
Nous étions la génération du passé, nous
serons la génération de l'avenir. Nous récoltons
ce que nous avons semé autrefois, ce que nous semons aujourd'hui
nous le récolterons dans l'avenir.
En aidant au développement des bonnes médiumnités
l'homme sera initié à la vraie science et à la
vraie croyance, celles qui ne s'excluent pas l'une de l'autre mais s'unissent
pour une communion d'âmes entre le monde terrestre et le monde
spirituel, afin que l'homme puisse bénir la vie en ne craignant
plus la mort. Parvenu au terme de l'étape terrestre, son dernier
soir sera lumineux, lumineux lorsqu'il verra les Esprits de lumière
qui viennent toujours nous accueillir pour nous dire, quand cela est
mérité :
"Frère, sois heureux
dans cette vie nouvelle et éternelle, car tu as travaillé
pour nous et pour l'avenir des hommes de la Terre, ainsi tu as aussi
travaillé pour ton amélioration personnelle, tu vas maintenant
connaître une existence d'un bonheur dont il est difficile pour
les humains de se faire une idée qu'à nous de le faire
comprendre. Mais la Vérité, étincelle divine que
nous avons recueillie, se change en foyer, grandit, se déverse
sans cesse sur la Terre, elle inondera un jour de ses feux cette humanité
hésitante et malheureuse pour la transformer en un éden
de Paix, de Fraternité et d'Amour..."
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[1] Eleusis
: Ville de l'Attique au Nord-Ouest d'Athènes qui avait un temple
dédié à Cérès où l'on célébrait des mystères ou eleusines.
[2] Pneumatophonie : Communication
verbale des Esprits sans le secours des organes de la voix. Son ou voix
qu'ils font entendre dans le vague de l'air et qui semble retentir à
nos oreilles.
[3] Eugène Nus : Littérateur
français né à Chalon S/S - 1846.1894 - auteur de vaudevilles, de comédies,
de drames, (L'enseignement mutuel, la Tour de Londres) de volumes humoristiques
comme Nos bêtises, mais on ne fait aucune allusion à son livre Choses
de l'autre monde.
[4] Bergson : Essai sur les
données immédiates de la conscience L'énergie spirituelle
[5] Gabriel Marcel : Homo
viator. Métaphysique de l'espérance (1946). Le mystère de l'Etre. .
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