Le Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec


L’humanité malade de l’asphyxie de son âme

 

le Spiritisme, philosophie morale d’application universelle, a en charge le développement de la spiritualité de l’âme, de la conscience et de la personnalité de l’homme ; elle ne peut, dans l’état pitoyable dans lequel se trouve la civilisation, pencher en faveur de régimes, pouvoirs, cultes ou théories quelconques ; tout semble frappé de corruption. L’humanité est à l’évidence tombée dans une passe profonde de décadence pudiquement recouverte de succès technologiques ou scientifiques célébrés publiquement afin d’en faire accepter les retombées catastrophiques sur l’environnement ou le prix à payer au nom du progrès.
Ce progrès est en général profitable aux financiers et accaparé par l’industrie de guerre; dans l’usage des réalisations nouvelles le sens de l’humain est en général absent. Qui, dans l’organisation économique et sociale actuelle, ne se sent pas menacé ? Que ce soit dans le
pillage et la pollution des richesses naturelles ; que ce soit dans les conditions de vie et de travail ?
Les détenteurs des pouvoirs eux-mêmes, avec esprit de caste ou de classe, chaque fois que l’occasion leur est favorable, tentent de resserrer leurs contraintes sur la foule de ceux dont ils détiennent les conditions de vie, pour qui ils décident et n’ont souvent qu’indifférence ou mépris même ; cette manière de faire étant provoquée par la concurrence sans scrupule régnant dans leur milieu, autant que par les réactions des foules qu’il opprime.
Cette situation présente l’aspect aigu des précédentes crises ayant été réglé par les dernières guerres ; solution que la menace générale et aveugle de l’arme atomique a fait reléguer aux conflits locaux. Nous n’allons pas reprendre les événements de l’histoire, mais lorsque la civilisation humaine aura été épurée, les historiens de l’avenir relèveront les immenses responsabilités de ce que nous nommons "les pouvoirs" dans la préparation, le déroulement et le règlement des crises et des conflits sociaux ou sanglants. Rien n’est innocent, tout est calcul. Loin de nous l’intention de dresser les foules contre les pouvoirs et leurs privilèges ou contre la masse de ceux qui les accompagnent pour recueillir quelques fruits du système et s’en contenter modestement ; parmi ces derniers il y en a malheureusement qui croient devoir se justifier en insistant sur la responsabilité ou même la culpabilité des malheureux sans ressources.

Il faut savoir par exemple, que la société de consommation a été organisée savamment par un consortium de banques en vue de développer les prêts ; l’exemple de l’endettement général chez les Américains a montré que le règlement des échéances et les soucis financiers constants avaient pour effet de réduire le nombre et la durée des conflits sociaux.
La société de consommation étant décidée par le pouvoir économique et financier, on vit se multiplier les succursales de banques ainsi que les facilités pour les prêts à court terme ; certains banquiers déclarèrent même : "votre argent nous intéresse", celui des intérêts usuraires les intéressait bien davantage. La publicité, l’ancienne modeste "réclame", consacra depuis des budgets énormes, pour "informer" le public sur ses besoins nouveaux et les facilités de crédit. Tout ce beau zèle, en définitive aux liais des consommateurs, parce qu’en augmentation des prix de revient des produits.

Les études de psychologie des publicitaires leur apprennent à s’adresser aux plus influençables, aux femmes et aux enfants, à les présenter agissants et convaincus ; s’il s’agit d’intéresser les hommes, on fait quelques clins d’œil vers les faiblesses masculines.
La tradition, l’éducation pouvaient s’opposer aux besoins créés de toutes pièces, aux dépenses folles, à l’endettement ruineux ; le pouvoir médiatique tilt mis en action ; les parents, les éducateurs furent houspillés et dévalorisés, on créa le fameux "conflit des générations" en dressant les enfants contre leur famille et contre toute règle ou autorité ; la loi morale fut mise à l’index, on s’en moqua, on célébra la liberté sexuelle et l’érotisme, la perversion sexuelle. Les médias aux mains d’irresponsables, mirent la bonne mesure, désacralisant, démythifiant (sic...) tout ce que le mouvement civilisateur et moral avait péniblement acquis et enregistré à divers degrés dans les consciences, déterminant un laxisme effarant des pouvoirs politiques, spirituel et de répression.

Le résultat est là ; le développement de toutes les formes du vice, la délinquance, l’insécurité, la remise en cause du sacré, la laideur dans les arts, le badigeonnage cauchemardesque salissant les murs, les véhicules et toute surface publique, le niveau très bas parfois honteux des spectacles, la grossièreté affectée du langage, la destruction de tout ce qui aidait à construire une vie normale utile à l’individu et à la société. Parmi nos familles, nos amis, tout autour de nous, combien cachent un drame causé par la corruption des mœurs et de la jeunesse.
Ce n’est encore qu’un tableau abrégé de l’intoxication à laquelle couvrent les médias, dans un ensemble quasi total qui crée un doute pesant sur l’objectivité et la liberté d’expression sur lesquelles le journalisme feint d’être extrêmement jaloux et chatouilleux.

Récemment le pouvoir médiatique a fait exploiter intensément l’écroulement des régimes dictatoriaux de l’Est, au point que dans le zèle, la mesure du nombre des cadavres a été largement exagérée ; l’influence des pouvoirs de propagande est tout à fait perceptible également dans le fait par exemple, de l’exploitation répétée des cas de corruption dans les pays en cause. Rappelons que partout il existe des mafias déclarées et organisées, des trafics plus ou moins bien dissimulés et que nos pouvoirs officiels feraient bien de balayer devant leur porte.

Les pouvoirs sont devenus internationaux ; les entreprises fusionnent ou s’absorbent, les holdings ou associations énormes de capitaux sont les maîtres des études d’investissement, de l’industrie, des échanges de produits essentiels, de la recherche technique et scientifique. L’orgueil, 1’égoïsme, le mépris de toute sensibilité humaine s’étalent dans tous les secteurs de ceux que l’on appelle les "décideurs", secondés dans leurs conceptions inhumaines d’organisation par les adorateurs, les courtisans, les valets, les sbires, les mendiants et les esclaves de la cour du roi argent et de la déesse finance !
Dans une telle anarchie, la part du travail dans la production et la répartition des richesses, est systématiquement dépréciée. Les salaires sont considérés comme une lourde charge, constamment mise en cause avec la tentation de la réduire par l’automatisation dont l’investissement, la mise en œuvre, l’entretien, l’amortissement, l’endettement ont fait disparaître plus d’une entreprise et progresser la plaie du chômage, charge sociale passant au budget de la nation.
Quant au chômage, certains économistes (tous distingués) admettent un certain "volant régulateur" de chômage, dans le "marché" du travail (affreuse expression qui rappelle l’esclavage). C’est sans doute pour ce motif que l’immigration étrangère a pris dans notre pays des proportions préoccupantes.
Quelques personnages au sommet de l’échafaudage économique dominent tous les autres pouvoirs en une sorte de Directoire restreint suprême de la plus haute finance planétaire, bien au-dessus des gouvernements politiques. Leurs dérisions et orientations ne tiennent compte de considérations humaines que dans la mesure où elles ne présentent aucun risque pour leurs intérêts bien compris. Il ne s’agit pas de roman-fiction, mais de science économique dans toute sa rigueur démoniaque ; d’ailleurs cet aréopage dont certains parlent avec mystère et un respect craintif n’hésiterait pas à jouer des religions, des sectes et des égrégores des lieux pervers du monde invisible.
En douterions-nous devant l’ensemble extraordinaire avec lequel l’information est orientée, l’intoxication psychologique du public, la peur, la précarité dans le travail, l’austérité et la menace pour les conquêtes sociales, les jeux, l’illusion entretenue de la richesse facile, la licence des mœurs, les scandales financiers et le marché international de la drogue.

La générosité publique est sollicitée pour la recherche médicale ; les situations douloureuses dans le monde donnent lieu à des souscriptions dont la répartition est parfois douteuse ; ce sont là des initiatives basées sur la solidarité humaine. Il y a dans certains pays la famine et une mortalité que les milliards utilisés en prestige et en armements irrémédiablement perdus, auraient pu supprimer par des travaux de fertilisation des déserts.
Les hauts personnages détenteurs des pouvoirs les plus importants sont certainement conscients des risques que les déséquilibres font courir aux institutions dont ils tirent leurs profits ; ils s’en protègent en favorisant le pouvoir répressif ; chacun sait que l’organisation militaire peut être dirigée à la fois contre l’ennemi intérieur ou contre les armées extérieures. Les pouvoirs médiatiques dont les entreprises sont en général leur propriété ne cessent de stigmatiser tout ce qui peut constituer urne menace révolutionnaire. Les révolutions sont des aventures et des explosions subites de colère mais dont la responsabilité incombe aux déséquilibres et aux excès causés par ceux qui tentent d’entraver le mouvement d’évolution universel.

Dans l’état actuel des institutions, qui ne se sent pas menacé dans ses aspirations profondes et légitimes ? Qui peut sérieusement assurer à ses enfants un avenir satisfaisant ? Qui peut faire confiance en la protection de la justice et des forces de l’ordre ? Qui peut être assuré de subvenir par ses capacités réelles de travail, à ses besoins et ceux de qui il a la charge ? La sécurité physique et morale des êtres humains est-elle sauvegardée ?
La rédaction d’un tel constat constitue un bien pénible exercice ; il est plus sain et plus heureux de porter l’esprit vers les hauteurs ; il est même possible que certains esprits passifs s’en irritent, dérangés dans leur refuge. D’autres se sentant visés, s’élèveront contre les agitateurs et les fauteurs de troubles.

Il ne peut être question pour les spirites de dresser une partie de l’humanité contre l’autre partie ; toutefois, il est salutaire de mettre au jour les plaies non pour enflammer tout l’organisme, mais pour les débrider et en rechercher la cause et les moyens de les éviter.

Il y a d’abord la nature humaine, dont les imperfections ont multiplié les destins individuels malheureux de redressement, des actes des vies antérieures contraires à la fraternité qui fait si profondément défaut entre les hommes. Dans l’état actuel de l’évolution, il est plus que probable qu’une révolution amenant un échange de position entre les nantis favorisés dé la richesse et les représentants des déshérités, ces derniers se conduiraient eux ou leurs successeurs, dans peu de temps, exactement comme ceux qu’ils auraient remplacés.
Lorsque l’homme prit conscience de son individualité, il constata ce que lui offrait une nature immense, mais également les possibilités qui étaient les siennes, et, dans la mesure de ses facultés et surtout de sa force de dominer ses semblables et de prendre possession pour son pouvoir personnel de toutes les richesses que le monde pouvait produire.
De cette domination sont nés un orgueil envahissant et une soif de pouvoir, et à l’égard de tous les êtres concurrents, le besoin de les contraindre.
A l’encontre de l’individualisme générateur de l’égocentrisme, de l’égoïsme et de la barbarie, il n’y a qu’un remède, le développement, avec effort et persévérance, de la personnalité et de la nature spirituelle de l’homme afin de le dégager de l’emprise de la matière.
Par ailleurs, le développement de l’intellect a toujours poussé les hommes à observer les phénomènes attirant son intérêt et, tout naturellement celui qui le touche le plus, son être tangible, visible, ainsi que celui de ses semblables. De grandes acquisitions rationnellement étudiées apparurent en opposition avec les explications antérieures, devenues contestables, des religions ; dès l’affaiblissement de l’autorité ecclésiastique, la science naissante, fière de ses découvertes prétendit qu’elle n’avait à porter intérêt qu’à la nature matérielle des choses ; elle en est ainsi arrivée par orgueil, à prétendre que Dieu était un mythe que les découvertes scientifiques anéantiraient. Le mot "matérialisme" né en 1700, désigna cette nouvelle croyance.
L’orgueil constitue une telle aberration de l’esprit, que des savants en sont arrivés à répandre avec autorité des incohérences selon lesquelles l’univers s’est établi tout seul, que du hasard et du chaos, donc sans direction, et de rien, un ordre universel grandiose a pu sortir l’homme, selon eux, seul être intelligent dans l’univers, démontrera par sa science, l’inanité d’une notion quelconque de divinité !
Les grands pouvoirs de par leur orgueilleuse autorité, s’accordent avec la nature orgueilleuse du matérialisme ils favorisent celui-ci en le semblant d’honneurs et en réservant aux scientifiques de puissants organismes et une audience spéciale dans la société et ses médias.

Le matérialisme est né de cet orgueil fou ; il tend à étouffer en l’homme son être essentiel spirituel ; il conduit à une barbarie plus grave que celle de l’homme primitif car lui était inconscient et recherchait instinctivement. le lien spirituel.
L’esprit matérialiste corrompt les médias ; on célèbre les réalisations de la science, les plus catastrophiques pour l’avenir de l’humanité, pourvu que l’on puisse en escompter un alléchant rendement financier. Tout ce qui évoquerait la spiritualité et les vertus humaines est tourné en dérision : le Spiritisme est défiguré, présenté sous la forme d’un occultisme sulfureux, en même temps que le charlatanisme de la "bonne aventure".

Les religions, elles, ne sont pas parvenues à inculquer dans leur pureté les lois divines de fraternité et d’amour ; elles se sont tournées davantage vers les pouvoirs ; elles n’ont pas été capables, dans leurs contradictions et leurs conflits, de s’opposer aux conceptions matérialistes de la science dont l’autorité sur les hommes, a imprégné l’intellect de ceux-ci, du désespoir de leur prétendu anéantissement dans la mort. .
Le néant ainsi ouvert comme perspective, les pires appétits de jouissance sans frein peuvent se satisfaire au mépris de l’indigence et de la misère de la plus grande partie de l’humanité. Avec le matérialisme, il reste dans le malheur, la pire des solutions dans le suicide, heureusement contrebalancée dans l’esprit des désespérés, par la réaction subconsciente de leur être spirituel et l’aide que tout mouvement de courage détermine de la part des frères du monde invisible.
C’est le matérialisme qui est cause de l’exploitation anarchique des richesses de la terre, de la pollution, des spoliations, des brimades, des tromperies, des persécutions, des tueries en vue de l’accaparement des territoires, des biens, et éventuellement des êtres vivants.
Il est faux de déclarer qu’il en sera toujours ainsi ; au contraire, tout prouve l’existence d’une force universelle d’évolution au service des espèces vivantes, pour l’accroissement de l’esprit. Le perfectionnement incessant de l’esprit s’accomplit sur terre grâce aux nombreux stages en incarnations en vue de l’éducation, de la formation du redressement aussi hélas, de l’esprit humain. A l’occasion de ces stages, si la pauvreté et la misère sont des épreuves pénibles, la richesse est une épreuve probatoire grave qui engage des responsabilités morales et entraîne des destins terrestres futurs, pour certains extrêmement terribles, comme en supportent dans la vie présente, des êtres misérables.

Nous le savons, l’homme n’est pas ce corps de matière qualifiée vivante du fait que l’homme réel de nature spirituelle et sa personnalité, l’habite et l’anime. L’homme libéré de son
corps matériel, redevenu esprit, est constitué pour l’immortalité et la vie hors de la matière libre dans l’espace, son rêve réalisé ! Sur Terre, faut-il subir passivement, se contenter de ce rêve, ainsi que l’enseignent les religions et les sectes religieuses ?
Ce serait un manquement grave aux devoirs du terrien. La nature a été offerte aux hommes dans un aspect perfectible nécessitant des méthodes d’organisation et d’épanouissement ; les mœurs, les besoins sociaux, intellectuels et spirituels sont à améliorer, à perfectionner sans cesse, pour de meilleures conditions de vie ; de grands Esprits s’incarnent en mission sur Terre afin de faire progresser l’humanité ; remarquons que la plupart d’entre eux ont été critiqués, moqués, combattus, certains emprisonnés et suppliciés, à l’instigation des maîtres du moment craignant pour leur pouvoir et leurs privilèges.

Ne soyons pas surpris que le Spiritisme ait été et soit encore l’objet d’attaques qu’une certaine évolution des mœurs conduit à des procédés moins brutaux, mais aussi virulents.
Le Spiritisme répond clairement et d’une manière très réconfortante, aux questions sur le devenir de l’homme, auxquelles la philosophie ne répond pas et la religion apportent des réponses désolantes et peu convaincantes. Le spirite sait que des lois divines régissent la progression de l’esprit dans une vie perpétuelle infinie, dans l’amour et la fraternité entre tous les êtres ; ces vertus doivent trouver place dans la conscience de l’homme, comme un automatisme ; un réflexe sans faille et irréversible. Tout ce dont nous soutirons provient de ce que la grande majorité des hommes sont encore loin de cet état. Là est le défaut qui implique le remède !
La seule voie est donc l’évolution des consciences ; les hommes se donnent des institutions en rapport à leur degré de civilisation, à l’ensemble de leurs pensées et de leurs désirs influençant l’état psychique de notre planète en tant qu’unité vivante, déterminant des réactions parfois brutales, telluriques ou météoriques, aussi bien que sur les événements d’actualité.

Les remèdes propres à assainir les mœurs appartiennent à chacun de nous ; cela consiste en premier lieu, en l’élévation persévérante de notre propre esprit, à travailler à l’assimilation de la doctrine spirite et à son application en profondeur dans notre âme, dépouillée de toutes fantaisies intellectuelles ; cette discipline forme un être dont le rayonnement est communicatif ; l’élévation de l’âme constitue, comme la prière, un appel à l’aide spirituelle dont les forces annihilent les forces nocives du matérialisme et de la barbarie,
dans la mesure des efforts méritoires des hommes.

En effet, le matérialisme est la forme moderne de la barbarie dont il faut déjouer les attraits flatteurs pour l’égocentrisme humain, ainsi que tous les artifices qu’il déploie pour couvrir ses intentions maléfiques de détruire les plus sacrées des venus.
Il ne s’agit pas d’inciter à une vie monastique, au contraire, il faut chercher à la rendre la plus confortable possible pour tous, et plus heureuse qu’elle ne l’est, mais ordonnée, profitable à l’esprit et libre grâce à une discipline librement consentie.
Il faut s’imposer une résistance passive mais intraitable à toutes les menées nuisibles du système, à les déceler avec vigilance car elles sont parfois sournoises. Les Indes se sont libérées d’un joug oppresseur très puissant par la désobéissance et la résistance passive. C’est un moyen très efficace.

Le gaspillage actuel des richesses est une faute grave contre l’humanité lorsqu’une foule manque de l’essentiel à la vie. Efforçons-vous d’éviter des achats et des dépenses frivoles, pour des colifichets, des objets de mode, des publications sans valeur ou pour des coquetteries excessives ; ce sont des milliards qui enrichissent des profiteurs, au détriment de budgets souvent modestes ; défiez-vous et méprisez les publicités fallacieuses.
Sachons résister au plaisir d’entourer de jouets trop nombreux nos enfants qui, blasés, les cassent ou les oublient ; l’éveil des enfants dépend davantage de leurs propres recherches et de leur imagination.

La meilleure manière d’épurer les mœurs est de boycotter définitivement et en le déclarant en toutes occasions, tous les spectacles de violence, de crimes, de passions dégradantes, où la personnalité de la femme est outragée, ce qui se présente couramment. Il faut savoir fermement interrompre une émission au bénéfice d’une communication entre les membres de la famille ou du groupe, agrémentée de rires francs ou encore se livrer à la lecture, ou tout simplement à un sommeil profitable au corps et à l’esprit.

Le Spiritisme est un courant puissant philosophique et moral, irrépressible du fait qu’il va dans le sens du mouvement divine d’évolution ; l’étude sérieuse et assidue de la doctrine amène le spirite à une sagesse et à un état d’être de paix de plus en plus proche de celui qui sera le sien dans la vie libre de l’espace. La sensation de fraternité que le spirite ressent vis-à-vis de ses semblables le pousse à travailler à l’amélioration spirituelle générale, avec comme moyen sûr, l’expansion la plus large du Spiritisme pur, dans son intégrité. Dans ce travail pour l’évolution de l’esprit, la tâche doit être poursuivie de génération en génération, car elle est de longue haleine ; les générations à venir, au sein desquelles nous avons toutes chances de figurer, bénéficieront du travail accompli, auquel elles ajouteront leurs efforts nouveaux et c’est ainsi que de progrès en progrès, l’humanité atteindra le but lumineux de son destin spirituel.





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