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«
De même qu'il y a un corps animal,
il y a un corps spirituel. »
Saint Paul.
(Epître aux Corinthiens)
Dans leur négation de
l'existence de l'âme, les matérialistes ont souvent argué
de la difficulté de concevoir un être privé de forme. Les
spiritualistes, eux-mêmes, ne s'expliquaient pas comment l'âme,
immatérielle, impondérable, pouvait s'unir étroitement
et commander au corps matériel, de nature essentiellement différente.
Ces difficultés ont trouvé leur solution dans les expériences
du spiritisme.
Les phénomènes spirites ont démontré que l'âme
est immortelle, c'est-à-dire que lorsque le corps qu'elle habitait pendant
son passage sur la terre est détruit, elle n'est pas atteinte par ce
changement, elle conserve son individualité et peut encore manifester
sa présence par des interventions physiques. Ici se dresse une difficulté.
Comment faire comprendre l'action de l'âme sur le corps ?
Suivant la philosophie et suivant les Esprits, l'âme est immatérielle,
autrement dit, elle n'a aucun point de contact avec la matière que nous
connaissons. On ne peut concevoir que l'âme ait des propriétés
analogues à celles des corps de la nature, puisque la pensée qui
en est l'image, l'émanation, échappe à toute mesure, à
toute analyse physique ou chimique. Mais faut-il prendre le mot immatériel
dans son sens absolu ? Non, car l'immatérialité véritable
serait le néant ; mais cette âme constitue un être dont l'existence
est telle que rien ici-bas ne saurait en donner une idée.
Le mot immatériel signifie qu'aucun état de la matière,
telle que nous la connaissons, ne peut nous faire comprendre celui de l'âme.
Nous constatons dans l'homme l'alliage de ces deux éléments : le corps et l'âme. Ils sont unis d'une manière intime et réagissent l'un sur l'autre, ainsi que le démontre le témoignage journalier des sens et de la conscience. D'après ce que nous avons dit de l'âme, il semble qu'il y ait contradiction, mais elle est plus apparente que réelle, car l'homme n'est pas formé seulement du corps et de l'âme, mais encore d'un troisième principe intermédiaire entre l'un et l'autre appelé périsprit, c'est-à-dire enveloppe de l'esprit.
La nécessité de ce médiateur va être comprise de
suite en mettant en parallèle la spiritualité de l'âme avec
la matérialité du corps.
L'âme est immatérielle parce que les phénomènes produits
par elle ne peuvent se comparer à aucune propriété de la
matière. La pensée, l'imagination, le souvenir n'ont ni forme,
ni couleur, ni dureté, ni malléabilité ; ces productions
de l'esprit ne sont astreintes à aucune loi régissant le monde
physique, elles sont purement spirituelles et ne peuvent ni se mesurer, ni se
peser. L'âme échappe par sa nature à la destruction, puisqu'elle
se manifeste dans toute sa plénitude après la désagrégation
du corps, donc l'âme est immatérielle et immortelle.
Le corps est cette enveloppe du principe pensant, que nous voyons naître,
croître et mourir. Les éléments qui le composent sont tirés
de la matière qui forme notre globe. Lorsqu'ils ont, pendant un certain
temps, séjourné dans l'organisme, ils cèdent la place à
d'autres qui viennent les remplacer. Ces opérations se renouvellent jusqu'à
la mort de l'individu ; alors les atomes qui composaient en dernier lieu le
corps humain sont repris par la circulation de la vie et entrent dans d'autres
combinaisons, en vertu de cette grande loi que rien ne se crée et que
rien ne se perd dans la nature.
Le corps et l'âme sont donc essentiellement distincts : l'un remarquable
par ses transformations incessantes, l'autre par l'immuabilité de son
essence. Ils présentent des qualités radicalement opposées,
et cependant nous constatons qu'ils vivent dans une harmonie parfaite et exercent
des influences réciproques. La haine, la colère, la pitié,
l'amour se reflètent sur le visage et impriment un caractère particulier
à la physionomie. Dans les émotions violentes, c'est tout l'organisme
qui est troublé : une joie subite ou une douleur imprévue peuvent
déterminer des ébranlements tels que la mort s'ensuive. L'imagination
agit aussi sur le physique avec une grande violence : c'est ce que démontrent
les ouvrages de médecine qui traitent cette question, de sorte que, d'une
part, ces effets étant bien constatés, d'autre part, l'âme
étant immatérielle, le problème de leur action mutuelle
est resté insoluble pour les philosophes.
Des nombreuses observations faites dans le monde entier, il résulte
que l'homme est formé par la réunion de trois principes :
- 1° l'âme ou esprit, cause de la vie psychique ;
- 2° le corps, enveloppe matérielle à laquelle l'âme
est temporairement associée pendant son passage sur la terre ;
- 3° le périsprit, substratum fluidique servant de lien entre l'âme
et le corps, par l'intermédiaire, de l'énergie vitale. C'est de
l'étude de cet organe que résultent des connaissances nouvelles
qui nous permettent d'expliquer les rapports de l'âme et du corps ; l'idée
directrice qui préside à la formation de tout individu vivant
; la conservation du type individuel et, spécifique, malgré les
changements perpétuels de la, matière ; enfin le mécanisme
si compliqué de la machine vivante.
La mort est la désagrégation de l'enveloppe charnelle, de celle
que l'âme abandonne en quittant la terre ; le périsprit suit l'âme
à laquelle il est toujours attaché. Il est formé par de
la matière dans un état de raréfaction extrême. Ce
corps éthéré, invisible pour nous à l'état
normal, existe donc pendant la vie terrestre. C'est l'intermédiaire par
lequel passent les sensations physiques perçues par le moi, et c'est
par cet intermédiaire que l'esprit peut témoigner, à l'extérieur,
de son état mental.
On a dit que l'esprit est une flamme, une étincelle, etc., ceci doit
s'entendre de l'esprit proprement dit, comme principe intellectuel et moral,
auquel on ne saurait attribuer une forme déterminée ; à
quelque degré qu'il se trouve dans l'animalité ou l'humanité,
il est toujours intimement associé au périsprit, dont l'éthérisation
est en raison de son avancement moral. De sorte que, pour nous, l'idée
d'esprit est inséparable de celle d'une forme quelconque, et que nous
ne concevons pas l'un sans l'autre. " Le périsprit fait donc partie
intégrante de l'esprit, comme le corps fait partie intégrante
de l'homme mais le périsprit seul n'est pas plus l'esprit que le corps
seul n'est l'homme, car le périsprit ne pense pas, n'agit pas seul, il
est à l'esprit ce que le corps est à l'homme ; c'est l'agent ou
l'instrument de son action ".
L'âme, pendant la vie corporelle comme après la mort, est constamment
revêtue d'une enveloppe fluidique, plus ou moins subtile ou éthérée
: le périsprit, ou corps spirituel. Le périsprit sert de
lien entre le corps et l'âme ; il transmet à celle-ci les impressions
des sens et communique au corps les volontés de l'esprit. Au moment de
la mort, il se détache de la matière tangible, abandonne le corps
aux décompositions de la tombe, mais, inséparable de l'âme,
il demeure la forme extérieure de sa personnalité.
Le périsprit est donc un organisme fluidique ; c'est la forme préexistante
et survivante de l'être humain, le substratum sur lequel se modèle
l'enveloppe charnelle, comme un vêtement invisible, formé d'une
matière quintessenciée, qui pénètre tous les corps,
quelque impénétrables qu'ils nous paraissent.
La matière grossière, incessamment renouvelée par la circulation
vitale, n'est pas la partie stable et permanente de l'homme. C'est le périsprit
qui assure le maintien de la structure humaine et des traits de la physionomie,
et cela à toutes les époques de la vie, de la naissance à
la mort. Il joue ainsi le rôle d'un moule compressible et expansible,
sur lequel la matière terrestre s'incorpore.
Ce corps fluidique n'est cependant pas immuable ; il s'épure et s'ennoblit
avec l'âme ; il la suit à travers ses incarnations sans nombre,
monte avec elle les degrés de l'échelle hiérarchique, devient
de plus en plus diaphane et brillant, pour resplendir un jour de cette lumière
éclatante dont parlent les Bibles antiques et les témoignages
de l'histoire touchant certaines apparitions.
L'élévation des sentiments, la pureté de la vie, les élans
vers le bien et l'idéal, les épreuves et les souffrances patiemment
endurées, affinent de plus en plus le périsprit, en étendent,
en multiplient les vibrations. Comme une action chimique, ils en consument les
particules grossières et ne laissent subsister que les plus subtiles.
A Noter :
L'être incarné est composé de trois éléments : le corps physique, l'âme et le périsprit (appelé aussi corps spirituel). Les Esprits ne sont pas immatériels, ils sont composés d'une âme et du même périsprit que les êtres vivants, qui est semi-matériel.
Pour en savoir plus :
L'âme est immortelle de Gabriel Delanne (3e partie, ch. I, Etude du périsprit)
Le Spiritisme devant la science de Gabriel Delanne (4e partie, ch. I, Qu'est-ce que le périsprit ?)
Le Spiritisme devant la science de Gabriel Delanne (4e partie, ch. III, Le périsprit - sa composition)
Le Livre des Esprits d'Allan Kardec (Livre II, ch. I, périsprit)
La Réincarnation de Gabriel Delanne (ch. II, Les propriétés du périsprit)
Après la mort de Léon Denis (3e partie, ch. XXI, Le périsprit ou corps fluidique)
Revue Spirite 1861 page 148 (Evocation du Dr Glas)
Voici plusieurs exemples :
La voyante de Prévorst.
En Allemagne, bien avant la mode des Tables Tournantes et la codification spirite,
Mme Friedrike Hauffe (1801-1829), connu sous le nom de " voyante de Prevorst
" était capable de voir les Esprits. Gravement malade, elle fut
suivi par le Dr Kerner qui écrivit sa biographie. Celui-ci fit plusieurs
enquêtes pour s'assurer de la réalité de ces esprits, perceptibles
seulement pour la voyante.
On peut citer les faits suivants :
- Un fantôme de femme, portant dans ses bras un enfant, se montra à
Mme Hauffe plusieurs fois. Comme ce fut le plus souvent, dans sa cuisine, elle
fit lever quelques dalles, et l'on trouva, à une assez grande profondeur,
le cadavre d'un enfant.
- A Weinsperg, l'âme d'un teneur de livres, qui avait commis quelques
infidélités pendant sa vie, la vint prier, en redingote noire
râpée, de dire à. sa veuve de ne pas cacher davantage les
livres dans lesquels se trouvaient ses fausses écritures et lui indiqua
les endroits où ils étaient, pour qu'elle les dénonçât
à la justice. Elle obéit. A l'aide de ces livres, quelques torts
du mort furent réparés.
- A Lenach, ce fut l'âme d'un bourgmestre nommé Bellon, mort en
1740, à l'âge de soixante-dix-neuf ans, qui vint lui demander des
conseils pour échapper à la persécution de deux orphelins.
Elle lui donna ces conseils, et après six mois l'âme ne revint
plus. On trouve cette mort mentionnée dans les registres de la paroisse
de Lenach, avec une note portant que le bourgmestre avait fait tort à
plusieurs enfants dont il était tuteur.
Evocation du Dr Glas (Revue spirite,
année 1861, page 148)
Les demandes sont faites par Allan Kardec, les réponses sont données
par un médium écrivain.
D. - Faites-vous une distinction entre votre esprit et votre périsprit,
et quelle différence établissez-vous entre ces deux choses ?
R. - Je pense, donc je suis et j'ai une âme comme a dit un philosophe
: je n'en sais pas plus que lui sur ce point. Quant au périsprit, c'est
une forme, comme vous le savez, fluidique et naturelle ; mais chercher l'âme,
c'est vouloir chercher l'absolu spirituel.
D. - Croyez-vous que la faculté de penser réside dans le périsprit
; en un mot, que l'âme et le périsprit soient une seule et même
chose ?
R. - C'est absolument comme si vous me demandiez si la pensée réside
dans notre corps ; l'un se voit, l'autre se sent et se conçoit.
D. - Vous êtes ainsi non un être vague et indéfini, mais
un être limité et circonscrit ?
R. - Limité, oui, mais rapide comme la pensée.
D. - Veuillez préciser la place où vous êtes ici ?
R. - A votre gauche et à la droite du médium.
Nota. - M. Allan Kardec se met à la place même indiquée
par l'esprit.
D. - Avez-vous été obligé de quitter votre place pour me
la céder ?
R. - Du tout ; nous passons à travers tout, comme tout passe à
travers nous, c'est le corps spirituel.
D. - je suis donc placé dans vous ?
Oui. Pourquoi donc est-ce que je ne vous sens pas ?
R. - Parce que les fluides qui composent le périsprit sont trop éthérés,
pas assez matériels pour vous ; mais par la prière, la volonté,
la foi en un mot, les fluides peuvent devenir plus pondérables, plus
matériels, et affecter même le toucher, ce qui arrive dans les
manifestations physiques.
Remarque. - Supposons un rayon lumineux pénétrant dans un endroit
obscur ; on peut le traverser, s'y plonger, sans en altérer la forme
ni la nature ; quoique ce rayon soit une sorte de matière, elle est si
raréfiée qu'elle ne fait aucun obstacle au passage de la matière
plus compacte.
Il était évident que la meilleure manière de savoir si
les Esprits ont un corps était de le leur demander. Or jamais, depuis
que l'on évoque, on n'a constaté que les désincarnés
aient fait une réponse négative. Tous affirment que leur enveloppe
périspritale a autant de réalité pour eux que notre corps
physique en a pour nous. C'est donc un point établi par le témoignage
unanime de tous ceux qui ont été interrogés. Ceci explique
et confirme les visions des somnambules et des médiums. Arrivons à
cet ordre de témoignages qui font tout à fait sortit le périsprit
des conceptions purement philosophiques, pour lui donner une existence positive.
Goethe
Wolfgang von Goethe se promenait un soir d'été pluvieux avec
son ami K.... revenant avec lui du Belvédère à Weimar.
Tout à coup le poète s'arrête, comme devant une apparition,
et allait lui parler. - K... ne se doutait de rien. - Soudainement Goethe s'écria
: " Mon Dieu ! si je n'étais sûr que mon ami Frédéric
est en ce moment à Francfort, je jurerais, que c'est lui ! ... "
Ensuite il poussa un formidable éclat de rire : - " Mais c'est bien
lui... mon ami Frédéric !... Toi, ici à Weimar ?... Mais
au nom de Dieu, mon cher, comme te voilà fait... habillé de ma
robe de chambre... avec mon bonnet de nuit... avec mes pantoufles aux pieds...
ici sur la grande route ?..." K.... comme je viens de le dire plus haut,
ne voyait absolument rien de tout ceci, et s'épouvanta, croyant le poète
atteint subitement de folie. Mais Goethe préoccupé seulement de
sa vision s'écria en étendant les bras : " Frédéric
! ou es-tu passé... grand Dieu ? mon cher K... n'avez-vous pas remarqué,
où a passé la personne que nous venons de rencontrer ? "
- K... stupéfait, ne répondait rien. Alors le poète tournant
la tête de tous les côtés, s'écria, d'un air rêveur
: "Oui ! je comprends... c'est une vision
cependant quelle peut être
la signification de tout cela ?
mon ami serait-il mort subitement ?
serait-ce donc son esprit ? ... "
Là-dessus Goethe rentra chez lui, et trouva Frédéric à
la maison... Les cheveux se dressèrent sut sa tête: " Arrière,
fantôme ! " s'écria-t-il en reculant, pâle comme un
mort. - " Mais, mon cher, est-ce là l'accueil que tu fais à
ton plus fidèle ami ?
" - " Ah ! cette fois s'écria
le poète en riant et pleurant à la fois, ce n'est pas un esprit,
c'est un être " de chair et d'os ", et les deux amis s'embrassèrent
avec effusion.
Frédéric était arrivé au logis de Goethe trempé
par la pluie et s'était revêtu de vêtements secs du poète
; ensuite il s'était endormi dans son fauteuil et avait rêvé
qu'il allait à la rencontre de Goethe, et que celui-ci l'avait interpellé
avec ces paroles : " Toi ici à Weimar ?... quoi... avec ma robe
de chambre... mon bonnet de nuit... et mes pantoufles, sur la grande route ?
... " - De ce jour le grand poète crut en une vie après la
vie terrestre.
Dédoublement du corps
L'Histoire générale de l'Eglise, par Y. le baron Henrion
(Paris, 1851, tome II, page 272) (1), raconte ainsi qu'il suit le fait miraculeux
arrivé à Alphonse de Liguori :
Dans la matinée du 21 septembre 1774, Alphonse, après avoir dit
la messe, se jeta dans son fauteuil ; il était abattu et taciturne, et
sans faire le moindre mouvement, sans articuler un seul mot de prière,
ni adresser jamais la parole à personne, il resta dans cet état
tout le jour et toute la nuit suivante ; durant ce temps il ne prit aucune nourriture,
et on ne vit pas qu'il désirât aucun service autour de sa personne.
Les domestiques, qui s'étaient d'abord aperçus de sa situation,
se tenaient à portée de sa chambre, mais ils n'osaient entrer.
Le 22, au matin, ils reconnurent qu'Alphonse n'avait pas changé d'attitude,
et ils ne savaient plus ce qu'il fallait en penser ; ils craignaient que ce
ne fût autre chose qu'une extase prolongée. Cependant, quand l'heure
est un peu plus avancée, Liguori agite la sonnette pour annoncer qu'il
veut célébrer la sainte messe.
A ce signe, ce n'est pas seulement le frère laïque chargé
de le servir à l'autel, mais toutes les personnes de la maison, et d'autres
étrangères, qui accourent avec empressement. Le prélat
demande, avec un air de surprise, pourquoi tant de monde. On lui répond
qu'il y a deux jours qu'il ne parle ni ne donne aucun signe de vie. " C'est
vrai, répliqua-t-il, mais vous ne savez pas que j'ai été
assister le pape qui vient de mourir. "
Une personne qui avait entendu cette réponse, alla, le jour même,
la porter à Sainte-Agathe ; elle s'y répandit aussitôt comme
à Arienzo, ou résidait Alphonse. On crut que ce n'était
là qu'un songe, mais on ne tarda pas à avoir la nouvelle de la
mort de Clément XIV, qui avait passé à une autre vie le
22 septembre, précisément à sept heures du matin, au, moment
même où Liguori avait repris ses sens.
L'historien des papes, Novaès, fait mention de ce miracle en racontant
la mort de Clément XIV. Il dit que le souverain Pontife avait cessé
de vivre le 22 septembre 1774, à sept heures du matin (la treizième
heure pour les Italiens), assisté des généraux des Augustins,
des Dominicains, des Observantins et des Conventuels, et, ce qui intéresse
encore davantage, assisté miraculeusement par le bienheureux Alphonse
de Liguori, quoique éloigné de corps, ainsi qu'il résulte
du procès juridique du susdit bienheureux, approuvé par la. Sacrée
Congrégation des Rites.
On peut citer des cas analogues pour saint Antoine de Padoue, saint François-Xavier
et surtout Marie d'Agréda dont les dédoublements se produisirent
pendant plusieurs années.
Pour en savoir plus :
L'âme est immortelle de Gabriel Delanne (1ere partie, ch. II, Etude de l'âme par le magnétisme)
L'âme est immortelle de Gabriel Delanne (1ere partie, ch. III, Témoignages des médiums et des Esprits en faveur de l'existence du périsprit)
L'âme est immortelle de Gabriel Delanne (1ere partie, ch. IV, Le dédoublement de l'être humain)
L'âme est immortelle de Gabriel Delanne (1ere partie, ch. V, Le corps fluidique après la mort)
Le Spiritisme devant la science de Gabriel Delanne (4e partie, ch. II, Preuves de l'existence du périsprit)
Nous avons vu que l'être
humain se compose de trois éléments : le corps physique, l'âme,
et le périsprit. A ces trois éléments, il faut en rajouter
un quatrième : le fluide vital. Tous les êtres vivants sont imprégnés
de ce fluide vital. Certains en sont saturés, tandis que d'autres en
manquent ; La quantité de ce fluide s'épuise, et se renouvelle
par l'absorption et l'assimilation des substances organiques. De même,
celui qui en a le plus peut en donner à celui qui en a le moins.
C'est ce fluide vital, qui par combinaison avec le périsprit, permet
à l'âme d'agir sur la matière. Le périsprit seul
ne suffit pas pour avoir une action sur la matière. Les Esprits, qui
sont donc dépourvus de ce fluide vital, ne peuvent agir directement sur
la matière et ont besoin pour cela de " médiums ", c'est-à-dire
de personnes capables d'extérioriser leur fluide vital pour le mettre
à la disposition de l'Esprit - c'est le cas des médiums à
effets physiques.
Le fluide vital n'est pas le même chez tous les individus. Les pensées,
bonnes ou mauvaises, s'impriment dans le fluide vital qui est donc plus ou moins
grossier : il est le reflet de la personnalité d'un individu. Le fluide
vital est l'agent qui explique la répercussion du mental sur le physique.
Le fluide magnétique est le même que le fluide vital mais
auquel les Esprits ont donné de meilleures qualités. Le fluide
magnétique chasse et remplace les fluides viciés. Il a ainsi une
répercussion " morale " sur le corps physique et permet de
retrouver une double santé, morale et physique.
Le fluide vital des individus créent des effluves lumineuses, colorées
de teintes diverses. Certains médiums les voient, même en pleine
lumière, s'échapper des mains des magnétiseurs.
Ces effluves forment autour de nous des couches concentriques, qui constituent
une sorte d'atmosphère fluidique. C'est l'aura.
A Noter :
L'être incarné est imprégné d'un fluide. C'est ce fluide qui est utilisé lors des phénomènes médiumniques ou lors de l'aide spirituelle. Ce fluide forme l'aura.
Pour en savoir plus :
Dans l'Invisible de Léon Denis (2e partie, ch. XV, La force psychique ; les fluides ; le magnétisme)
Le Spiritisme devant la science de Gabriel Delanne (2e partie, ch. I, Le magnétisme et son histoire)
La Genèse d'Allan Kardec (ch. XIV, Les fluides)
Après la mort de Léon Denis (3e partie, ch. XVII, Les fluides, le magnétisme)
Le Spiritisme n°2 bulletin du C.S.L. (p.7, Le magnétisme en 30 questions-réponses)
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